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Open'Art: une promenade culturelle à ciel ouvert
Le projet Open'Art propose aux visiteurs une promenade culturelle, ouvre aux photographes une galerie à ciel ouvert et valorise l’expertise d’un imprimeur local qui a produit et installé les œuvres. Les images sont disposées sur un itinéraire à parcourir à pied en une cinquantaine de minutes.
En 2026, Patricia Laguerre propose une réflection photographique
En cette fin de législature marquée par le thème de la ville à la campagne versus la nature en ville, la Municipalité du Mont-sur-Lausanne propose de s’y attarder par une réflexion photographique pour la sixième édition d'Open'Art, du 16 mars au 14 juin 2026. Orchestrée par une artiste lausannoise, Patricia Laguerre, qui propose une exploration urbaine (UrbEx) et naturelle (RurEx) personnelle, et pose la question de la place de l’humain, là où bâti et végétal se répondent.
Pour Patricia Laguerre, les rencontres humaines, mais aussi ses échanges avec la nature et l’eau, sont des moteurs essentiels. Grande voyageuse, à son retour en Suisse, elle puise son énergie à explorer son environnement immédiat dans cette perspective. Ses balades le long du Léman sont ainsi l’occasion idéale de capturer la transformation surréaliste des silhouettes à fleur d’eau. Ses pas remontant jusqu’à l’avenue de Cour, l’exploration s’attarde sur la manière dont la nature s’intègre et se transforme dans l’environnement urbain. Parvenue à l’arrêt de bus du Pont Marc-Dufour, elle y fixe son inverse : les reflets urbains s’intègrent à la nature. Et au coeur de ces interactions l’humain, qui ne cesse de bouger, de passer : elle capte alors le furtif, en un clic unique. Tout ce matériau poursuit son chemin de remontée d’une ville et s’arrête aujourd’hui au Mont-sur-Lausanne.
Et entre en résonance avec la création de haïkus. Visuel et haïku se rencontrent car, selon Roland Barthes, « La photo et le haïku sont des autorités pures, elles n’ont à s’autoriser de rien, leur seule instance est le ”ça a été ” ».
Photo-reportrice et documentariste radio depuis 1991, Patricia Laguerre a travaillé dans une cinquantaine de pays, y pratiquant l’immersion de longue durée, se sédentarise à Lausanne dès 2012 et s’engage alors dans une démarche de photographie plasticienne. Approche documentaire ou recherche esthétique, elle s’attarde à capturer des traces, des empreintes et des reflets dans l’espace qui se présente à elle. Les photographies présentées ont toutes été réalisées à Lausanne dans le cadre de projets personnels autour du « Vert en ville » et des « Reflets urbains ».
Patricia Laguerre a notamment collaboré avec le Musée historique de Lausanne, exposé ses oeuvres à la cathédrale et au Naturéum de Lausanne, au Musée national suisse du Château de Prangins, et a été invitée pour une résidence d’artiste par le Musée Jenisch de Vevey. Elle a également été exposée lors de la Nuit de la Photo 2026 à la Chaux-de-Fonds.
Le vernissage de l'exposition aura lieu le dimanche 12 janvier à 14h30 en présence de l'artiste. Rendez-vous à la photo n°1, devant Crétalaison (retrouvez le plan de l'exposition ci-dessous).
Patricia Laguerre propose également à la population une balade photographique UrbEx¦RurEx lors de la Fête de Mai, le samedi 9 mai 2026 au Petit-Mont. Places limitées, inscription à jeunesse@lemontsurlausanne.ch
Homo UrbEx ¦ Homo RurEx
01 Légèreté du passage
Souffle printanier
Un éternuement soudain —
Les pollens s'amusent
08 Lié au vivant
Dans les parcs urbains
C'est l'heure bleue des coureurs —
Sautillant dans l'herbe
04 La ville ruisselle
Le ciel devient lourd
La pluie frappe les tilleuls —
Parfum de tisane
Retrouvez l'intégralité de l'exposition dans les rues du Mont. Télécharger la carte.
Éditions précédentes
Édition 2025 - Dancers at Home : Finding Grace in the Everyday
Pour cette cinquième édition d’Open’Art, du 13 janvier au 13 avril 2025,un photographe du cru, Eric Raeber, a l’honneur d’habiller sa commune. Les 14 oeuvres de son travail « Dancers at Home », présentées dans notre galerie à ciel ouvert entre zone urbaine et forêt, proposent à travers le prisme de la danse un questionnement autour des émotions vécues lors de notre quotidien, intra comme extra-muros.
La série « Dancers at Home : Finding Grace in the Everyday » a fait l’objet d’un livre paru en 2023, à commander depuis son site internet : www.ericraeber.com.
01
À belle allure avec Sofia Albers
"Un ange passe ! Admirer une ballerine à trotinette, vibrer à une fine fête..."
03
Réflexe selfie avec Christine Li
"Miroir beau miroir... Dis-moi qu'ici, aujourd'hui, je suis la plus belle... comme je rêve de l'être !"
05
Aventure culinaire avec Polina Ermacoff
"Sur scène comme en cuisine, savoir improviser avec grâce et saveur..."
07
Pause musique avec Sophie Dorosin
"Sur ma boombox, il y a bien plus que du Béla Bartòk : R'n'B, hip-hop et rock !"
09
Magie au quotidien avec Fabiana Santiago
"Tour de force ou de magie ? Chercher l'as et l'atout, chez vous ou autour de vous..."
11
Lundi matin avec Christine Li
"Comment sortir de mes loisirs, de mes rencontres, de ma liberté de rêve?"
13
Livraison de pizza avec Giulia Settino
"Margarita, Napoli, funghi, ruccola... L'essentiel, c'est que la pâte soit légère !"
02
Tempus fugit avec Terrin Kelly
"Jour après jour, je choisis d'égrener les feuilles du temps avec joie et enthousiasme !"
04
Devoirs en retard avec Polina Ermacoff
"Au studio de danse comme sur le chemin de l'école, apprendre avec le sourire..."
06
My generation avec Milena Raeber
"Voyez ma Jeunesse, mais sachez que quand je serai grande, je veux être une... Vieille Dame !"
08
Main verte avec Rebecca Trockel
"Et si, en intérieur aussi, nous faisions émerger la beauté de la rose ?"
10
Dans ma nature avec Christine Li
"Où que j'aille, mon microclimat à moi m'accompagne et sème tous les vents..."
12
Corps de ballet avec Sarah Dorosin
"Quel Chorégraphe pour tirer les ficelles de mon corps, de mon âme et de ma liberté ?"
14
Bouquet avec Fabiana Santiago
"Ramassez-le en nature ou chetez-le, puis tous les jours admirez comme il s'épanouit !"
Édition 2024 - Dans le monde de la photo de presse suisse
La quatrième édition d'Open'Art met à l'honneur la photographie de presse. Du 15 janvier au 14 avril 2024, six photographes primés au Swiss Press Award 2023 (!) ont été invités à exposer leur travail dans notre galerie à ciel ouvert au Mont-sur-Lausanne.
Le monde du catch féminin, la migration des étourneaux, des cabines de plage à Genève, des tomates jetées en raison de la canicule, mais aussi la guerre en Ukraine... en 2024, le Mont-sur-Lausanne a le privilège d'exposer dix-huit images inédites présentées par six photojournalistes suisses récemment primés.
Les six photographes sélectionnés et primés en 2023
Alex Kühni : photographe Swiss Press de l'année 2023
Eleni Kougionis : gagnante de la catégorie "Histoires suisses"
Karin Hofer : gagnante de la catégorie "Portrait"
Karine Bauzin : gagnante de la catégorie "Vie quotidienne"
Dominic Steinmann : gagnant de la catégorie "Sports"
Fabrice Coffrini : gagnant de la catégorie "Actualités"
"Le catch est un spectacle à mi-chemin entre le théâtre et les arts martiaux qui remplit d'immenses salles aux États-Unis. Chez nous, ce sport vit une existence de niche. Les conditions sont difficiles, les salaires sont bas. Le catch a longtemps été un sport typiquement masculin. Les femmes étaient des décorations. Mais cela est en train de changer."
Eleni Kougionis
Photographe indépendante pour diverses rédactions, institutions et entreprises. Elle réalise également ses propres projets : www.elenikougionis.com
Un bébé tortue géante albinos des Galápagos, né le 1er mai 2022, au Tropicarium de Servion. Strictement protégées, ces tortues n'ont jamais été observées en captivité ou dans la nature et font partie des espèces les plus menacées.
Des touristes se trouvent à côté du glacier de Fee au-dessus de Saas-Fee, le 30 juillet 2022. La faible couverture neigeuse et la fonte des glaciers ont rendu inaccessibles certains des itinéraires de randonnée alpine les plus classiques.
Un tracteur déverse une remorque de tomates le 6 août 2018 près de Perly-Certoux (GE). Trop molles ou trop mûres, les tomates sont jetées en raison d'une vague de chaleur, qui a généré une surproduction soudaine, et du ralentissement de la consommation locale à cause des vacances.
Fabrice Coffrini
Reporter-photographe depuis 1996. Responsable de la couverture photo suisse à l'Agence France-Presse (AFP) depuis 2005.
Des civils passent devant les restes d'un convoi blindé russe détruit après le retrait de l'armée russe dans la région de Kiev. Butcha, avril 2022.
Un char ukrainien camouflé par du feuillage lors des combats dans l'est du pays. Borova, octobre 2022.
Une statue commémorant la Seconde Guerre mondiale dans un petit cimetière de la campagne ukrainienne. Nizhylovychi, avril 2022.
Alex Kühni
Photographe de presse indépendant spécialisé dans la documentation des régions en guerre et en conflit : www.alexkuehni.com.
"Les cabines de plage, des lieux historiques qui racontent une histoire. Des histoires qui se choquent, se répondent ou s'enlacent selon celles et ceux qui les vivent. Car on parle des lieux de vie, une vie qui s'étend durant la période estivale propice aux dévoilements, à la communion, aux fantasmagories et aux chimères.
Prenons comme lieu Genève Plage et ses habitués encabanés et, à travers un traitement photographique, incitons au questionnement : où sommes-nous ?
Un Genève Plage comme on ne l'a jamais vu, dans un style architectural classé qui pourrait très bien, avec un peu d'imagination, se trouver sur Palm Spring. Il s'agit au travers de ces visuels documentant les locataires saisonniers de ces cabanes de parler de l'universalité des rapports humains qui s'y jouent..."
Karine Bauzin
Ses collaborations avec divers magazines suisses et internationaux s'inscrivent dans une démarche humaniste, documentaire et intimiste : www.karinebauzin.ch
Deux volontaires de l'association Oppal, assurent la surveillance nocturne de 400 moutons au nez noir, sur le territoire d'une meute de loups, afin de permettre au berger de se reposer. Zwischbergental (VS), juillet 2023.
Marie, à gauche, et Héloïse, à droite, observent les alentours de l'enclos à 5h05 du matin à l'aide de jumelles de vision nocturne.
Les moutons sont conduits à 5h38 par le berger et son chien sur un pâturage à l'extérieur de l'enclos nocturne. Le Pizzo d'Andolla en arrière-plan.
Dominic Steinmann
Photographe indépendant pour des journaux, des magazines et des agences mationales et internationales : www.dominicssteinmann.com
"Le ballet des étourneaux le soir, où des milliers d'oiseaux planent dans l'air en formant des formes toujours nouvelles et inattendues, est à couper le souffle.
La danse aérienne sert très probablement de signal visible de loin pour indiquer qu'un lieu de repos approprié a été repéré pour la nuit. Ce lieu de repos peut se trouver à proximité immédiate d'une route, d'une voie ferrée ou d'une ligne électrique."
Karin Hofer
Photographe depuis 2002 pour le quotidien alémanique Neue Zürcher Zeitung : www.karin-hofer-gumprint.ch
Édition 2023 - Dans ma forêt, il y a...
À l'écoute de l'étangde Meienried et des gorges du Taubenloch
Comment dire l'intensité d'un paysage dont la force n'est pas seulement matérielle, mais réside aussi dans ce que l'on pourrait nommer son aura ? L'image n'ouvre les yeux qu'à condition de les laver de leurs attentes accoutumées afin de percevoir autre chose. David Le Breton, Bernard Plossu : Marcher la photographie, 2019.
Choisir de m'approcher des Gorges sombres du Taubenloch, ou de la clarté frémissante de l'étang de Meienried, c'est comme décider d'écouter la 5e symphonie de Beethoven ou un prélude de Bach. C'est une question d'humeur, d'intuition, de lumière.
Autrefois, face à un "beau" paysage, j'attendais une présence humaine ou animalière pour figer le temps sur l'image. Dans mon esprit de photographe, un paysage inhabité me paraissait être une coulisse de théâtre en attente de ses acteurs. Au fil des ans, ce paysage-coulisse m'est apparu comme un monde riche, mystérieux, infini, à explorer au-delà du premier regard. Une rencontre s'établit, l'appareil photo, ami fidèle de toujours, m'accompagne. Sans précipitation, j'observe cette nature inspirante, subjugée par le vacarme féroce des Gorges du Taubenloch ou par la tranquilité silencieuse de l'étang de Meienried. Étrangement, la décision d'appuyer sur le déclencheur ne se fait pas dans la tête, c'est une question d'attirance intuitive.
La plupart des photos exposées dans le cadre d'Open'Art ont été prises dans ces deux lieux, selon mes humeurs. Deux paysages racontant deux histoires totalement différentes. Un gouffre sombre, arraché à la roche, dans lequel d'énormes troncs déracinés s'abattent comme des épées dna sun eau rugissante. Alors que l'étang, lui, n'arrête pas de rêver tout en accueillant paresseusement la légèreté des nuages, d'une feuille morte, d'un pétale ou d'un flocon de neige.
Jeanne Chevalier, Photographe