Le Mont-sur-Lausanne: entre héritage rural et avenir urbain

Le Mont-sur-Lausanne est une commune en pleine évolution, qui a officiellement franchi le cap des 10’000 habitantes et habitants le 30 juin 2026. Si ce seuil symbolique a marqué une nouvelle étape de son histoire, la commune conserve ce qui fait sa force depuis toujours: un caractère agricole affirmé, un esprit de proximité et une qualité de vie reconnue.


Autrefois constitué de différents hameaux, progressivement connectés les uns aux autres par le réseau routier puis par de nouvelles constructions le long de ces voies, Le Mont-sur-Lausanne a la particularité d’être une localité urbaine nichée au cœur d’un environnement naturel, aux portes des Bois du Jorat. La commune recèle de nombreux atouts patrimoniaux, tant du point de vue culturel et architectural que paysager.

Aujourd’hui, le territoire communal se compose toujours d’une large zone agricole, couplée d’une zone à bâtir, dont une très grande zone villas et une vingtaine de plans de quartier, ainsi que de deux zones industrielles bien connues au nord et au sud: Budron et Maillefer. Avec plus de 10’000 habitants et plus de 900 entreprises établies sur son territoire, Le Mont-sur-Lausanne s’affirme comme un acteur important de l’agglomération lausannoise. Son dynamisme démographique, son tissu économique diversifié et sa situation stratégique en font une commune attractive où il fait bon vivre, travailler et entreprendre.

La commune attire une population variée: familles séduites par des infrastructures scolaires et parascolaires de grande qualité, actifs en quête d’un cadre de vie harmonieux entre nature et ville, et seniors désireux de profiter d’un environnement paisible mais de plus en plus vivant. La Commune soutient par ailleurs activement ses nombreuses sociétés locales, qu'elles soient sportives, musicales ou culturelles. Ces associations dynamiques participent à l’animation de la vie communale et favorisent le vivre-ensemble, une valeur chère aux autorités communales.

L’un des défis majeurs de la commune réside dans l’entrée en vigueur simultanée de treize plans de quartier, issus d’un remaniement parcellaire historique mis en œuvre en 2019 après de multiples procédures judiciaires. Tout en exerçant une grande pression sur les infrastructures, ce développement ouvre également la voie à une nouvelle offre de logements diversifiée: accessibles aux familles, adaptés aux seniors ou encore destinés à la location et à l’accession à la propriété à des prix plus abordables.

Un autre enjeu réside également dans la création en cours d’une nouvelle centralité ambitieuse. Le plan d'affectation Praz-Prévôt, première étape de ce futur centre du Mont, a été adopté par le Conseil communal en septembre 2025. Il représente une occasion unique de créer un véritable cœur de vie. Pensé comme un espace où il fait bon vivre, habiter, travailler et se détendre, ce projet proposera des logements, des commerces, des services, ainsi qu'un grand parc public pour répondre aux besoins de l'ensemble de la population.

Le Mont-sur-Lausanne accompagne son développement avec une approche pragmatique, participative et tournée vers l'innovation. Avant de pérenniser de nouveaux projets, la Commune privilégie souvent l'expérimentation afin d'évaluer les besoins de la population et d'adapter ses actions. Buvette éphémère, festival en plein air, thé dansant pour les seniors, appel à projets pour la création d'un bar communal, vélo cargo en libre accès, pop-up store destiné à promouvoir les entreprises et artisans montains ou encore réaménagement participatif d'une cour d’école: autant d'initiatives qui contribuent à faire évoluer la commune en restant à l'écoute de celles et ceux qui la vivent au quotidien.

Cette volonté d'innover s'exprime également dans la manière de communiquer avec la population. À travers des démarches de concertation, des outils numériques ou encore des projets originaux, la Municipalité souhaite rendre l'action publique plus accessible, plus transparente et plus proche des habitants.

Le lancement de la plateforme montains.ch, à l'occasion du franchissement du cap symbolique des 10'000 habitants en 2026, illustre cette philosophie. En donnant la parole aux Montaines et aux Montains à travers une collection de portraits, la Commune rappelle que son développement ne se résume pas aux infrastructures ou aux statistiques, mais qu'il repose avant tout sur les personnes qui font vivre le territoire.

Cette dynamique s'accompagne également d'outils innovants, comme la carte interactive "Le Mont 2040", qui permet de découvrir de manière simple les projets communaux, les futurs quartiers et les grandes orientations qui guideront le développement de la commune dans les années à venir.

De gueules au châtaignier arraché d’argent, brochant sur un mont à trois coupeaux du même, au chef du second.
Ces armoiries ont été adoptées en 1929. Par leurs émaux, Le Mont-sur-Lausanne a voulu rappeler les anciens liens qui rattachaient autrefois le village à la bannière de la Cité de Lausanne. Le châtaignier, sur un mont qui rend les armes parlantes, évoque la place du même nom, caractéristique de notre localité.

Si l’on trouve des traces écrites de l’histoire du Mont dès le XIIe siècle déjà, lorsque l’Evêque de Lausanne, sous l’autorité des Ducs de Savoie, dominait la région, c’est véritablement après la période bernoise que le village se structure et s’organise. L’édification de l'église telle que nous la connaissons remonte à 1797. Elle demeure la dernière réalisation architecturale bernoise sur territoire vaudois, avant la révolution qui mettra fin à une époque de domination, marquée notamment par la pauvreté et le servage.

Entre les XIXe et XXe siècles, parallèlement aux premiers balbutiements de leur organisation socio-politique, les habitants assistent et contribuent à une considérable accélération de leur rythme de vie, cadencé notamment par l’arrivée de l’électricité, l’aménagement de canalisations et l’essor des techniques agricoles. Forts de cette énergie nouvelle, les Montains doivent toutefois traverser la longue période des deux guerres et faire face à nouveau, quotidiennement, aux difficultés qui en découlent. La population d’après-guerre passe, en dix ans, de 1'400 à 1'700 habitants, ce qui nécessite l’engagement d’un secrétaire municipal et d’un agent de police, alors que l’effectif des enseignants va croissant.

Dès les années nonante, les autorités ressentent la nécessité de tout mettre en œuvre pour gérer au mieux la commune et sa population en constante augmentation. Cette période est en même temps marquée par la légalisation, en 1993, d’un Plan général d’affectation, basé sur les nouvelles données de l’aménagement du territoire du pays, prévoyant notamment des zones pour l’habitat groupé.


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