La haie vive

Structure végétale linéaire associant arbres, arbustes et arbrisseaux (…) qui poussent librement, ou sont entretenus pour former une clôture entourant une unité foncière, ou pour constituer un abri à une faune locale et une flore spécifique formant un biotope particulier (Wikipedia).

  • Protection des eaux
    • Augmente l’infiltration des eaux dans les sols => diminue le risque de crues et d’inondations en retardant l’arrivée des eaux de pluie dans les cours d’eau ;
    • Filtration et épuration des eaux des polluants => améliore la qualité chimique des eaux ;
    • Fonctionne comme barrière et réduit le charriage des particules fines des sols jusque dans les cours d’eau => diminue le colmatage des habitats favorables à la faune aquatique => améliore la qualité biologique des cours d’eau ;
  • Protection des sols
    • Diminue l’érosion du sol dû au vent (érosion éolienne) ;
    • Diminue l’érosion hydrique créée par le ruissellement des pluies ;

Source du schéma : « Planter des Haies » de Dominique Soltner.

  • Protection microclimatique
    • Lutte contre les ilots de chaleur urbains (ombrage, évapotranspiration) ;
    • Réduit la vitesse du vent de 30-50% ;
    • Réduit l’évaporation de 20-30% ;
    • Effet tampon sur la température.

=> Engendre un bénéfice sur :

  • La croissance des plantes en milieu agricole et dans les jardins ;
  • Le bien-être des gens et des animaux ;
  • La protection et l’isolation sur les bâtiments ;
  • Intérêt pour la biodiversité
    • Habitats pour la faune : avifaune, mammifères, reptiles, amphibiens, insectes, dont les auxiliaires de culture ;
    • Refuges et abris (surtout si épineux) ;
    • Sites de reproduction, de nidification et d’hivernage ;
    • Corridors de déplacement pour la faune ;
    • Ressources alimentaires (fruits, insectes, pollen…) ;
  • Élément paysager esthétique
    • Structuration du paysage ;
    • Attractivité d’un territoire ;
    • Héritage culturel et historique.
  • Effet barrière
    • Évite la formation de congères ;
    • Retient les déchets provenant des voies de communication hors des jardins et des champs agricoles ;
    • Délimitation d’une propriété en ville, zones villas et milieu rural ;
    • Réduction des nuisances sonores et visuelles.
  • Production
    • Bois de chauffage : buches, pellets, copeaux ;
    • Bois d’industrie ;
    • Fruits : noisettes, baies, noix ;
    • Fourrage pour le bétail : feuilles, petits rameaux.
  • Définir les objectifs, le contexte qui va influencer le choix des plantes selon l’espace disponible, les contraintes et les facteurs pédoclimatiques (exposition, situation, type de sol…) ;
  • Planter des espèces indigènes permet de fournir des ressources, notamment alimentaire, à la faune de nos contrée. Les espèces allogènes (non indigènes) ont en général peut d’intérêt pour la faune locale car elles n’ont pas évolué ensemble et elles peuvent se révéler invasives ;
  • Choisir des essences adaptées aux changements climatiques ;
  • Associer différentes espèces (au moins 6 -12 espèces différentes, selon le linéaire) pour :
    • Un meilleur équilibre écologique ;
    • Une meilleure résistance aux maladies et aux événements climatiques particuliers comme les périodes de sécheresse, de canicules ou de gel ;
    • Une meilleure intégration paysagère ;
    • Un meilleur recouvrement / garnissage grâce aux différents ports.
  • Arbustes d'essences indigènes
    • À fruits : sureau noir, noisetier, sorbier des oiseleurs, merisier, lierre ;
    • Mellifère : saule marsault, clématite, lierre ;
    • Épineux : épine noire, rosier, églantier, groseillier épineux, houx, argousier ;
  • Arbres d'essences indigèneschêne sessile (Quercus petraea), chêne pubescent (Quercus pubesecens), érable champêtre (Acer campestre), érable à feuilles d’obier (Acer opalus), Bouleau verruqueux (Betula pendula), charme (Carpinus betulus), pin sylvestre (Pinus sylvestris), cytise (Laburnum anagyroides), pommier sauvage (Malus sylvestris), poirier commun (Pyrus pyraster), merisier (Prunus avium), cerisier de Sainte-Lucie (Prunus mahaleb), alisier blanc (Sorbus aria), sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia), cormier (Sorbus domestica), alisier torminal (Sorbus torminalis), tilleul à grandes feuilles (Tilia platyphyllos), arbres fruitiers haute-tige.
  • Ne pas planter des espèces : 
    • Exotiques envahissantes : buddleia, vinaigrier, ailante, laurier-cerise (laurelle), robinier, palmier, chèvre-feuille du Japon…
    • A caractère envahissant : bambous, Cotoneaster…
    • Interdites sur le canton ou en Suisse (maladie du feu bactérien) : Cotoneaster et Photinia davidiana et Photinia nussia.
  • Les arbustes en racines nues, de 60-100 cm de hauteur donnent les meilleurs taux de reprise (plus le plant est fort, plus il perd de système racinaire lors de la transplantation, plus il est perturbé) et sont, de plus, peu onéreux ;
  • Planter idéalement en automne ou d’octobre à fin mars en évitant les périodes de gel et de grand froid, avec un apport de compost ou de fumier ;
  • Densité de plantation : 1 arbuste/m2 en quinconce sur, si possible, au minimum 2 rangs ;
  • En groupe de 3-9 plants de mêmes espèces afin de limiter la concurrence entre espèces ;
  • Après la plantation, recouvrir le sol avec de la paille ou des copeaux permettant d’ameublir, de fertiliser le sol, de limiter l’évaporation et la colonisation par les plantes non désirées (adventices ou invasives).

Source : Direction générale de l'agriculture et de la nature (DGAN)

  • Largeur de la haie de minimum 2 m ;
  • Choix de l’emplacement visant à connecter des milieux d’intérêt à proximité (vergers, prairies extensives, structures boisées, haies…) ;
  • Conserver une bande herbeuse extensive de 1-3 m de large de chaque côté de la haie ;
  • Diversité des espèces riche en baies, pollen ;
  • Présences de sinuosités et de trouées qui servent de caches ;
  • Plantation de 30% d’arbustes épineux qui améliore la fonction d’abris pour la faune ;
  • Aménagement de petites structures : tas d’herbe (issus de la fauche), tas de bois (issus des coupes) et tas de pierres.
  • Laisser évoluer la haie en largeur et en hauteur pour un port naturel et de meilleures fonctions écologiques ;
  • S’il s’agit d’un linéaire important, une intervention au maximum sur la moitié ou le tiers du linéaire préservera des milieux refuges.

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